L’équipe d’Orkestra de Gatineau planche sur le concept de la tyrolienne Interzip Rogers depuis quelques années déjà. L’idée était de faire rayonner la région avec un projet unique qui relie les rives du Québec et de l’Ontario, entre Gatineau et Ottawa. Après un travail colossal de collaboration mené avec différents intervenants et partenaires, le rêve prend forme cet été!

Pandémie oblige, le lancement de la nouvelle infrastructure touristique s’effectuera cet été, un an plus tard que prévu, nous dit Alex Van Dieren, coprésident d’Orkestra. L’Interzip Rogers devient ainsi le premier projet interprovincial du genre au  monde.

« À l’origine, nous cherchions un concept pour faire rayonner notre région, de dire M. Van Dieren. Nous croyons beaucoup à son potentiel de développement. Nous étions conscients qu’il y avait des tyroliennes un peu partout dans le monde, mais avec le concept de traverser une rivière qui unit les rives de deux grandes villes de deux provinces, c’est assez unique. Les tyroliennes sont souvent en forêt et parfois près des villes, en montagnes. Une tyrolienne ne milieu urbain comme la nôtre, ça nous distingue assurément. »

Alex Van Dieren

Coprésident, Orkestra

 

Dès l’idée couchée sur le papier, le projet a été présenté à Jeff Westeinde, président de Zibi, qui lui aussi développe un projet, en immobilier, qui touche les deux rives.

« En 27 secondes, il nous a dit que ce projet se ferait chez lui, sur le site de Zibi. Que c’était dans l’essence de Zibi qui se dit un projet de deux rives et de trois cultures. »

Alex Van Dieren

Coprésident, Orkestra

COLLABORATION IMMÉDIATE

Développer un projet touristique qui touche deux rives de provinces différentes présente des défis importants. Il y a plusieurs acteurs autour de la table et parfois des lois et règlements différents.

« Dès le départ, nous avons eu le support de Tourisme Outaouais et de Tourisme Ottawa. Se sont ajoutées les villes de Gatineau et d’Ottawa, dont les services de prévention des incendies des deux villes, ainsi que l’entrée en scène de différents partenaires privés et publics. Les rencontres ont été constructives avec une ouverture d’esprit de la part de tous les intervenants. Personne n’a tiré sur la couverture. Il y a quelque chose de symbolique d’unir les deux rives dans la région. »

Alex Van Dieren

Coprésident, Orkestra

Le projet a donc pris forme. Comme il y a très peu de fournisseurs pour ce type d’infrastructures dans le monde, Orkestra s’est tourné vers une compagnie de la Colombie-Britannique pour les travaux.

« Ce n’est pas la tyrolienne la plus longue au monde, mais elle est urbaine avec une histoire très riche entourée des chutes Chaudières, de la Place-du-Portage, du musée de la Guerre, du musée de l’Histoire et du parlement canadien tout en surplombant la rivière des Outaouais. Dans la même journée, à pied, un touriste peut utiliser la tyrolienne et visiter un musée ou le parlement. »

Alex Van Dieren

Coprésident, Orkestra

Comme il n’y a pas de dénivelé naturel, une tour de 120 pieds a été érigée du côté d’Ottawa. C’est de là que les gens descendent en tyrolienne sur une distance de 1 400 pieds vers le site Zibi à Gatineau. « La vue du haut de la tour est incroyable. C’est un nouveau plan de vue de notre région, lance Alex Van Dieren qui est très emballé par ce projet. Le système que nous utilisons est le plus sécuritaire au monde et il est semi-automatisé. Il calibre le poids de l’usager, donc les gens de tous les âges peuvent l’utiliser. Le système de captation utilisé pendant la descente offre un souvenir visuel hallucinant. »

Dans un été normal, plus de 25 000 visites sont prévues entre les mois de mai et octobre. Pour cet été, en date du 28 mai, 3 000 billets avaient déjà été vendus via le site Internet, surtout à des gens de la région. À la fin du déconfinement, la clientèle touristique du Canada et de l’étranger sera courtisée.

ID GATINEAU, PARTENAIRE DE LA PREMIÈRE HEURE

Des partenaires privés ont immédiatement contribué au projet, notamment Rogers en donnant son nom à la tyrolienne, mais également Desjardins du Québec et de l’Ontario et Décathlon d’Ottawa. Et dès la première heure, l’équipe d’ID Gatineau a épaulé Orkestra dans le déploiement de son concept qui représente un investissement de 1,9 M$.

« ID Gatineau, c’est un partenaire pour nous. Oui, nous avons reçu un appui financier et un prêt pour le démarrage, mais leur aide a été essentielle à d’autres niveaux parce que nous faisions face notamment à une grande complexité avec les permis et règlements des deux provinces. Brigitte Allard, qui est notre commissaire en développement d’entreprises, répond toujours à nos mille et une questions que nous avons. Elle nous prodigue des conseils éclairés. »

Alex Van Dieren

Coprésident, Orkestra

Pour ID Gatineau, le projet de l’Interzip Rogers revêt un caractère particulier, note Brigitte Allard.

« Nous connaissions Alex depuis longtemps et il s’est joint aux bons intervenants en partant. Le fait que ce soit un projet interprovincial n’était pas une embûche, mais il fallait parler aux bonnes personnes. ID Gatineau a aidé Orkestra là où un besoin se faisait sentir. Aussi, avec sa masse salariale significative, Orkestra est un joueur économique qui crée de bons emplois. Avec leur bureau à Montréal, l’entreprise va également chercher des revenus hors Gatineau, ce qui accroît l’aide d’ID Gatineau. »

Brigitte Allard

Commissaire en développement d’entreprises, ID Gatineau

Le coprésident d’Orkestra reconnait l’importance d’ID Gatineau dans le développement des affaires dans la région.

« Nous avons la chance d’avoir un tel organisme à Gatineau. Ça donne le sentiment d’être accompagné dans des projets innovants. ID Gatineau prend toute sa valeur grâce à son soutien aux entrepreneurs. »

Alex Van Dieren

Coprésident, Orkestra

L’ADN D’ORKESTRA

L’événementiel, voilà la branche qui a donné naissance à Orkestra il y a 14 ans. Deux amis aux profils différents, Alex Van Dieren et Colin Laramée-Plouffe, ont alors décidé de consacrer toutes leurs énergies à la naissance de leur nouveau défi. Alex était alors connu dans le monde des communications et Colin était en marketing pour Molson Canada.

Financièrement, la première année a été difficile. Les deux hommes d’affaires se font un point d’honneur de ne jamais oublier ces jours-là. Ils n’ont jamais abandonné. Et leur ténacité a été payante puisqu’Orkestra connait depuis du succès et accroit ses revenus à chaque année. Aujourd’hui, l’entreprise emploie 30 personnes, dont 20 au bureau d’affaires principal de Gatineau. Le bureau de Montréal a été nécessaire pour le développement des affaires, la signature de contrats et l’accès a du talent disponible dans la métropole.

Orkestra a maintenant trois volets d’affaires. Le premier, dit d’alliances avec d’autres partenaires, est l’événementiel notamment avec le Festibière, le Festival de l’humour, le Brewfest d’Ottawa et l’Interzip Rogers. Le second est dédié à la production vidéo, une branche en expansion. Finalement, il y a le marketing publicitaire qui lui aussi est très en demande.

« Notre enjeu actuel, ce ne sont pas les idées, mais plutôt les ressources humaines, termine Alex Van Dieren. C’est l’un de nos défis. Et Orkestra a la réputation de développer des projets très complets qui sont beaucoup dans le détail et axé sur l’expérience du festivalier. Pour l’avenir, en toute honnêteté, nous n’avons pas d’objectifs. Nous n’en avons jamais eu. On ne se met pas de limite. Notre plus grand talent à Colin et moi a été de trouver les bonnes personnes pour nous aider. On a l’équipe pour relever de grands défis. L’Outaouais a un très grand potentiel qui est méconnu. Et c’est ce qui nous stimule à développer des projets. »

Alex Van Dieren

Coprésident, Orkestra